Copytrack vous réclame de l'argent pour une image utilisée sans licence ? Copytrack faut-il payer ? Découvrez si c'est une arnaque, comment analyser leur demande de licence rétroactive et les étapes pour contester efficacement.

De nombreux internautes recherchent aujourd'hui "Copytrack arnaque" après avoir reçu un email réclamant plusieurs centaines d'euros pour l'utilisation d'une photographie.
Cette réaction est compréhensible :
Pour autant, il est important de distinguer une véritable escroquerie d'une stratégie agressive de défense des droits d'auteur.
Copytrack est une société allemande spécialisée dans la détection d'images protégées utilisées sans licence. Son modèle repose sur l'identification automatisée de photographies publiées sur Internet puis sur l'envoi de demandes de régularisation financière.
Le problème vient surtout des méthodes utilisées :
Certaines pratiques se rapprochent de ce que l'on appelle le "copyright trolling" : une stratégie consistant à réclamer rapidement une indemnisation élevée afin d'obtenir un paiement sans contestation.
Cela ne signifie pas automatiquement que chaque demande est abusive. En revanche, il est fortement déconseillé de payer immédiatement sans analyser :
La première réaction face à un email réclamant de l'argent est de penser à une escroquerie. Mettons les choses au clair : Copytrack n'est pas une arnaque au sens pénal. Copytrack est une véritable entreprise technologique (LegalTech) basée à Berlin, en Allemagne. Son modèle économique repose sur un service offert aux photographes et aux agences du monde entier :
Leur méthode d'approche, massive et automatisée, s'inscrit pleinement dans ce que le milieu juridique appelle le "Copyright Trolling".
Copytrack utilise les mêmes méthodes que PicRights. Comparez avec notre guide PicRights pour une vision complète du Copyright Trolling.
La grande particularité de Copytrack par rapport à ses concurrents (comme PicRights), c'est son approche commerciale. Le premier email prend la forme d'une proposition : "Achetez une licence a posteriori pour la durée pendant laquelle vous avez utilisé l'image, et l'incident sera clos."
Cependant, cette offre cache plusieurs pièges majeurs :
Copytrack utilise son propre barème de calcul. Ce barème ne reflète absolument pas le marché français ni la jurisprudence. Ils facturent souvent l'image comme si vous l'aviez exploitée pour une campagne publicitaire mondiale, même si elle illustre un petit article de blog local.
Accepter de payer cette licence rétroactive, c'est accepter leurs tarifs exorbitants sans discussion. De plus, acheter cette licence ne vous exonère pas toujours des dommages et intérêts pour atteinte au droit moral.
Leurs envois étant automatisés, il arrive fréquemment que Copytrack réclame de l'argent pour des images pour lesquelles vous aviez en réalité le droit (image fournie par le fabricant, image sous licence Creative Commons, etc.).
Face à ce qui ressemble à un "spam juridique", beaucoup d'internautes décident de faire le mort. C'est une erreur stratégique.
Si vous ne répondez pas, la procédure s'envenime :
Supprimez-la immédiatement de vos articles et de votre base de données. C'est le premier acte pour prouver que vous cessez l'infraction supposée.
Ne remplissez pas leurs formulaires en ligne et ne validez aucune proposition de "licence rétroactive". En droit d'auteur, la bonne foi n'efface pas la contrefaçon.
Si vous avez trouvé l'image sur Google, sachez que Google Images n'est pas une banque d'images libres — c'est la source n°1 des réclamations.
Copytrack traite les dossiers à la chaîne. Leur modèle s'effondre lorsque la personne ciblée se défend juridiquement :
| Question | Réponse |
|---|---|
| Copytrack est-il une vraie société ? | Oui |
| Copytrack est-il une arnaque au sens pénal ? | Non |
| Peut-on contester une demande ? | Oui |
| Faut-il payer immédiatement ? | Non |
| Les montants sont-ils négociables ? | Souvent oui |
| Ignorer les emails est-il conseillé ? | Non |
| Copytrack peut-il saisir un tribunal ? | Oui dans certains cas |
| Une photo trouvée sur Google est-elle libre de droits ? | Non |
Chez Tilium Bouclier, nous observons régulièrement plusieurs schémas récurrents dans les réclamations liées à Copytrack :
Dans certains dossiers, une simple analyse juridique permet de détecter :
Ce recouvrement agressif conduit de nombreux destinataires à payer sans contester. Pourtant, dans la majorité des cas traités, une réponse structurée permet d'obtenir une issue favorable.
Non au sens juridique du terme. Copytrack est une société réelle spécialisée dans la protection des droits d'auteur photographiques. En revanche, certaines méthodes de recouvrement sont perçues comme agressives par de nombreux internautes.
Copytrack agit pour le compte de photographes ou d'agences afin de réclamer une indemnisation lorsqu'une image protégée est utilisée sans licence valide. La violation de droits d'auteur (contrefaçon) peut engager votre responsabilité.
Oui. Il est possible de vérifier :
Non. Une analyse préalable est fortement recommandée avant tout paiement ou reconnaissance de responsabilité.
Oui, une action judiciaire reste théoriquement possible, notamment en matière de contrefaçon de droits d'auteur. Copytrack dispose d'un réseau de cabinets d'avocats partenaires en France.
En France, un email n'a pas la même force probante qu'une mise en demeure par lettre recommandée. Cependant, il prouve que vous avez été informé de l'infraction. Ignorer volontairement cet email prouve votre mauvaise foi aux yeux d'un juge.
C'est tout de même vous (l'éditeur du site) qui êtes responsable aux yeux de Copytrack. Vous devez d'abord vous défendre, puis vous retourner contre votre agence web pour demander le remboursement des frais.
Oui, absolument. Le droit d'auteur est protégé au niveau européen. Copytrack dispose d'un réseau de cabinets d'avocats partenaires en France.
Non. Même si certaines demandes peuvent être contestées, il est préférable de répondre de manière structurée plutôt que d'ignorer totalement les relances automatisées.
La proposition de Copytrack vous semble abusive ? Ne tombez pas dans le piège de la licence rétroactive à prix d'or.
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